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Vous me direz que cela peut paraître imprudent, voir inconscient, de se lancer à l'aventure d'une micro entreprise en plein crise sanitaire. Cependant, après un peu plus de 6 mois maintenant, je dois avouer que c'est une des meilleures décisions que j'ai pu prendre ces dernières années (après celle de venir nous installer en Colombie- Britannique bien sûr). Ce choix, bien qu'au départ par défaut, s'est en quelque sorte fait naturellement. Avant de prendre la décision de me mettre à mon compte, j'étais en poste depuis une année au sein d'une salle de fitness de North Vancouver qui fonctionnait à plein régime. J'avais, chose au combien rare dans le monde du fitness, pu décrocher un poste de coach sportif à plein temps, avec des horaires fixes, des vacances et des formations payées ainsi que la possibilité de proposer des projets pour me développer et développer l'entreprise qui comptait, au total, 8 employés, en plus de la patronne de la salle. Jusqu'à ce que la Covid vienne frapper la planète entière en Mars dernier, tout allait pour le mieux. j'étais entouré d'une excellente équipe et d'une patronne hors pair, j'avais pu effectuer des tests de pré-saison au sein de l'équipe professionnelle de football canadien de Vancouver (BC Lions) par l'intermédiaire de ma salle.

Ayant pratiqué le football américain pendant une quinzaine d'années, c'était pour moi noël avant l'heure.

Durant l'été je m’envolais pour le Colorado, accompagné de ma boss et d'une collègue pour une certification de Kettlebell et avais eu la possibilité de rester plusieurs jours pour profiter de la ville de Denver et ses environs, et aussi assister à un match de pré-saison NFL.

Je m'évadais deux mois plus tard pour Honolulu avec mon meilleur ami afin de « recharger » mes batteries qui étaient encore bien loin de clignoter. En revenant de ce séjour, passionné de voyages que je suis, amoureux du triangle polynésien et adorant mon job de trainer, je proposais à ma boss d'organiser un voyage pour emmener une partie de nos clients en retraite sportive sur l'île de Kauai (archipel hawaiienne). Elle fût certes, surprise au départ, pensant que je n'étais pas sérieux mais en voyant mon projet déjà finement ficelé, elle décida de me laisser ma chance et de faire confiance à mes capacités d'organisation de voyages. Quelques dizaines d'heures plus tard, le voyage pour Kauai était fin prêt, réservé, et nous partions mi-Mars avec dix clients pour une semaine sur l'île jardin! C'était sans compter sur l'arrivée du virus qui balaya tout ce petit monde merveilleux dans lequel je m'épanouissais depuis une année, et ce, en moins de trois mois. La salle ferma trois jours avant notre départ pour le paradis hawaien, voyage bien entendu annulé, le boardshort resta donc dans la valise. La seconde formation que je devais suivre dans l'antre d'entrainement de Lebron James et des Lakers de Los Angeles fut elle aussi balayée d'un revers de la main et, malgré une réouverture très brève, notre boss fût contrainte de fermer définitivement la salle.

Pour ma part, j'ai donc pris la décision de me lancer seul et de monter ma micro entreprise. Au moment où les salles de sports fermaient à tour de bras (temporairement ou non), où le monde du fitness était sans dessus- dessous et se concentrait sur le virtuel, je me suis jeté à l'eau. J'ai effectué les démarches pour monter mon small business, acheté une série de masques, de gels hydroalcooliques, des litres de spray désinfectant, du matériel d'entraînement et ai débuté officiellement ma petite entreprise de personal training à domicile, le 1er juillet 2020.

Je ne vais pas dire que cette décision ne m'a pas amené un soupçon de stress, mais sachant que, selon moi, c'était la bonne décision à prendre et grâce au soutien de mes proches et de mes clients j'ai pu réaliser ce rêve de devenir mon propre boss, en pleine pandémie et cela à peine un an après notre premier pas sur le sol canadien. Je ne crie surtout pas victoire et je travaille de toutes mes forces pour garder cette liberté fraîchement acquise, savoure chaque jour qui passe où je peux faire le « travail » que j'aime dans une des plus belles villes de la planète.







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Pourquoi Vancouver me direz-vous, alors qu'une grande partie de la population francophone qui immigre au Canada s’arrête 4558 km plus tôt, dans la Belle Province de Québec?


Pourquoi s'installer dans l'Ouest alors que nous avions de la famille et des amis à Montréal, que la langue principale est le français et que tout aurait été certainement plus simple?

Et bien comme l'expression le dit justement: « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

Plus sérieusement, y ayant vécu quelques temps dans mes "jeunes années", je voulais simplement que l'on parte de zéro, que l'on démarre une toute nouvelle vie, et que l'on écrive cette histoire sur une page blanche.

Nous voilà donc installés dans cette grande métropole, précisement à North

Vancouver. Plus petit, plus proche des montagnes et bien qu'à 15 minutes de bateau, plus éloignés aussi du centre ville grouillant (la journée) de Vancity.


A peine débarqués dans notre Airbnb de North Van , je passais mes premiers entretiens d'embauche que j'avais organisé avant de partir.

C'est finalement à South Surrey que je décrochais mon premier poste en Colombie-Britannique, obtenu notamment, grâce à une connexion que j'avais établi auparavant lorsque je jouais au football américain en Nouvelle-Zélande, et j'ose croire aussi, un peu grâce à mes compétences. :)


Me voilà donc rapidement dans le bain, embauché dans une superbe salle d'entrainement pour coacher des équipes de jeunes athlètes de football us, basketball, hockey...moins d'une semaine après être sorti de l'aéroport.

Je travaille à ce moment là avec des coachs très compétents avec lesquels j'apprends chaque jour, je croise des joueurs professionnels de CFL, NFL...en résumé: le top dès le début!!!


Le seul hic, South Surrey est à 10 min de la frontière américaine (cool me direz-vous), mais notre cher North Vancouver se trouve simplement à l'autre bout de la ville!

Donc les deux premiers mois, les 5 heures de transports quotidien aller/ retour (bus, bateau, métro, bus) m'ont permis de lire quelques livres, d'écrire des programmes d'entrainements et de réaliser que nous avons déjà franchi quelques étapes.

Nous aurions pu chercher un appartement proche de mon travail mais nous avions clairement pour objectif, de rester sur le North Shore de la ville, quitte à passer plus de temps dans les transports, en tous cas au début.

D'ailleurs, l'appartement dans lequel nous avons emmenagé 3 semaines après notre débarquement se trouve à tout juste trois blocs de notre ancien airbnb, dix minutes à pied de l'océan et 25 minutes des premières stations de ski, il y'a pire comme point de chute.

Deux mois plus tard, nous avons décidé d'investir dans une voiture pour me permettre de me rendre au travail en deux fois moins de temps, parfait !


J'ai donc travaillé dans cette salle pendant 4 mois, me suis envolé pour Weihei et le Nord de la Chine entre temps, pour réaliser un projet de production de stand up paddle. Seulement, quelques temps après mon retour, le nombre d'heures de travail a sérieusement diminué car la plupart des équipes terminaient leur saison de préparation à la salle: le trajet ne valait malheureusement plus le temps de travail sur place.

J'ai donc pris la décision de ne pas continuer et ai été embauché dix jours plus tard dans une salle de North Vancouver, à moins de 10 minutes de chez nous, cette fois ci.


Quant à ma femme, après avoir passé ses 4 premiers mois à prendre des cours d'anglais quotidiennement, elle a pu décrocher un poste d'assistante pédagogique dans une école bilingue.

En résumé je dois dire que notre installation s'est incroyablement bien passée et nous nous sommes rapidement sentis bien ici.

Je pense que le fait d'être venu prospecter au préalable, même brièvement, nous avait déjà permis d'explorer un peu la ville et d'avoir une bonne idée de l'endroit où nous voulions vivre. De plus, nous avions mis de bonnes chances de réussite de notre côté, en ayant planifié des entretiens d'embauche pour ma part et des cours d'anglais pour ma femme. C'était une volonté commune de débuter le plus tôt possible pour prendre un "rythme", lancer la machine et ne pas perdre de temps à trop "flaner".

Pour nous le cocktail idéal pour la réussite de notre projet d'immigration a été:

10% de prospection, 70% de préparation, et 20% de chance car les choses se sont naturellement enchainées dans le bon sens.


Ma première expérience de travail, bien que de courte durée, fût très positive.

Elle m'a permis de coacher en anglais des groupes d'une quinzaine d'athlètes, d'acquérir de nouvelles connaissances et techniques d'entraînement, de découvrir le mode de fonctionnement local et prendre peu à peu confiance au sein de mon nouvel environnement de travail. Cela m'a également permis de décrocher ensuite, un poste de coach à temps plein et de nous considérer comme "officiellement installés".



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L’histoire de notre immigration dans l'ouest canadien débute dans un petit village de Haute-Savoie de 1568 habitants, à 15 minutes de la frontière suisse.


Pour tout vous dire, avant de franchir le pas, tout se passait plutôt bien pour nous. Nous avions acheté une jolie petite maison avec jardin et garage pour ma salle de sport privatisée (un véritable luxe pour un coach sportif). Nous étions fraîchement mariés à la mairie de notre village entourés de nos proches, notre famille et nos amis vivaient tous dans un rayon de 20 kms. Nous avions tous deux un travail qui nous plaisait dans le centre ville de Genève et avions l'opportunité de voyager régulièrement aux quatre coins du globe.


Notre Région d'origine

Pourquoi donc quitter cette sublime région, notre confort, cette semi certitude que tout allait toujours bien aller, quitter les gens que nous aimons le plus au monde pour s'envoler vers l'inconnu, un futur incertain, une ville où les loyers frisent la démesure et où l'achat du moindre appartement est quasi inaccessible à la majorité de la population? Pour l'aventure justement, le défi, pour casser de manière radicale la routine, rendre notre vie moins prévisible, y mettre du piment, pour s'accomplir personnellement, se tester et pour ne jamais regretter de ne pas l'avoir tenté.

Cette décision de tout quitter a bien sûr mis du temps à germer et se concrétiser.

Pour ma part lorsque j'ai rencontré ma femme, je revenais d'une année en Nouvelle-Zélande et d'un mois en Nouvelle-Calédonie, je m'étais déjà rendu au Québec à plusieurs reprises et y avait aussi travaillé. Si elle n'avait pas croisé ma route je serai reparti assez rapidement pour la Polynésie de mon cœur.


De son côté, elle avait pas mal voyagé déjà et cela a continué de manière intensive lorsque nous nous sommes unis, l'Indonésie, Hawaii, les Canaries, Tahiti, Floride, New-York...c'était beaucoup plus que je n'aurai pu le rêver, nous étions sincèrement reconnaissant pour chaque opportunité que nous avions de prendre l'avion et étions bien conscients que chacun de ces voyages représentait le voyage de toute une vie pour les personnes de notre entourage.

Après 7 ans dans notre maison nous avons fait le choix d'aller prospecter une semaine sur Vancouver pour nous aider à prendre la décision finale, nous avons tous deux instantanément adoré la ville. Il y a pourtant plu chaque jour à "raincouver" mais nous avons eu notre coup de cœur et avons lancé nos demandes de visas à notre retour.


Notre voyage de prospection


Refusé au départ, car en me plaçant en demandeur principal, malgré le fait que ma sœur soit installée à Montréal, mes allers- retours..nous n'avions pas assez de point.

Le rêve de flâner dans Stanley Park d'ici une année s’effondrait en quelques clics..

N'acceptant pas l'échec et après réflexion nous avons tout simplement inversé le demandeur principal avec ma femme et là, notre dossier entrait directement dans le bassin de demandeurs express, nous obtenions notre sésame moins de 6 mois plus tard et prenions notre envol en novembre 2018.


Pour ce qui est de notre maison, nous l'avions mise en vente à notre retour car visa ou pas nous partions, dans nos têtes et nos cœurs le départ était inévitable, la Polynésie française étant notre autre option dans le cas ou le visa ne nous serai pas accordé, rien à voir me direz vous mais c'est un lieu où je rêve de vivre depuis mes 15 ans et cela finira bien par arriver, mais pas tout de suite...l'aventure à Vancouver ne fait que commencer.


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